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Samedi 8 mars 2008
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DEVENIR HUMBLE

1 Frères, la sainte Bible nous dit avec force : « L'homme qui s'élève sera abaissé et celui qui s'abaisse sera élevé » (Luc 14, 11).
2 Cette parole nous montre ceci : toutes les fois qu'on se fait grand, on est d'une certaine façon orgueilleux.
3 Le Prophète dit qu'il se méfie de cela : « Seigneur, je n'ai pas le coeur fier. Je ne regarde pas les autres avec mépris. Je n'ai pas cherché de grandes choses ni des merveilles qui me dépassent. »
4 Pourquoi donc ? « Voilà : si mon coeur n'est pas humble, si je veux me faire grand, tu vas me traiter comme le petit enfant que sa mère ne nourrit plus de son  lait » (Psaume 130, 1-2).
5 Alors, frères, si nous voulons parvenir au plus haut sommet de l'humilité, si nous voulons arriver rapidement à la magnifique hauteur du ciel, le seul moyen d'y monter, c'est de mener une vie humble sur la terre.
6 Pour cela, nous devons dresser l'échelle de Jacob et monter là-haut par nos actions. Oui, pendant qu'il dormait, Jacob a vu les anges descendre et monter le long de cette échelle (Gn 28, 12).
7 Descendre et monter, c'est sûr, voici ce que cela veut dire : quand on se fait grand, on descend ; quand on se fait petit, on monte.
8 Cette échelle qui est debout, c'est notre vie sur la terre. Et quand notre coeur devient humble, le Seigneur dresse notre vie vers le ciel.
9 A notre avis, les deux côtés de cette échelle représentent notre corps et notre âme.
Il y a plusieurs échelons entre ces côtés. Ce sont les échelons de l'humilité et d'une
bonne conduite. C'est Dieu qui les a fixés et il nous invite à les monter.


LE PREMIER ÉCHELON


Fuis l'oubli , Dieu te regarde
10 Le premier échelon de l'humilité pour un moine, qui a toujours devant les yeux le respect confiant envers Dieu, c'est de fuir absolument l'oubli.
11 Il se rappelle à tout moment tout ce que Dieu commande. Il pense sans cesse : ceux qui méprisent Dieu seront loin de lui pour toujours à cause de leurs péchés, et une grande souffrance les brûlera comme un feu. Au contraire, ceux qui le respectent avec confiance Dieu les prépare à vivre avec lui pour toujours.
12 A tout moment, ce moine évite les péchés et les graves défauts : ceux des pensées, de la langue, des mains, des pieds, de la volonté égoïste. Il évite aussi les
mauvais désirs du corps.

13 L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des
cieux. Partout, Dieu voit ce que l'homme fait et, sans cesse, les anges lui en rendent
compte. Surveille tes pensées
14 Le Prophète nous fait voir cela. Il montre que Dieu est toujours présent à nos
pensées et dit : « Dieu regarde au plus profond des reins et des coeurs » (Psaume 7,
10).
15 Et encore : « Le Seigneur connaît les pensées des hommes » (Ps 93, 11).
16 Il dit aussi : « De loin, tu connais mes pensées »(Psaume 138, 3). 17 Et : « Les
pensées de l'homme sont très claires pour toi » (Psaume 75, 11).
18 Alors, pour surveiller ses pensées mauvaises, le vrai moine 1 dira toujours dans son coeur : « Je serai sans faute devant Dieu, si je fais attention à ne pas pécher » (Psaume 17, 24).

Surveille ta volonté

19 Notre volonté égoïste, Dieu nous interdit de la suivre. La Bible nous dit : « Tourne le dos à tes volontés » (Siracide 18, 30).
20 Et dans la prière du Seigneur nous demandons : « Fais que ta volonté se réalise
en nous ! » (Matthieu 6, 10).
21 Avec raison, on nous apprend à ne pas faire notre volonté. Faisons bien attention aux paroles de la sainte Bible : « Certaines routes semblent droites aux hommes.
Pourtant, elles nous conduisent loin de Dieu pour toujours » (Pr 16, 25).
22 Ayons peur aussi de cette parole que la Bible dit pour les négligents : « A force
de faire leurs volontés, ils sont devenus très mauvais et complètement corrompus »
(Ps 13, 1).

Surveille tes désirs

23 Quand les mauvais désirs du corps nous tentent, croyons fermement que Dieu est
toujours là, près de nous. En effet, le Prophète dit au Seigneur : « Tout mon désir
est devant toi » (Psaume 37, 10).
24 C'est pourquoi nous devons nous méfier du désir mauvais. Oui, la mort est là, juste à l'entrée du chemin qui conduit aux plaisirs.
25 A cause de cela, la Bible nous donne ce commandement : « Ne suis pas tes désirs mauvais » (Siracide 18, 30).

Sois vigilant , car Dieu te regarde

26 « Donc, les yeux du Seigneur regardent avec attention les bons et les méchants »
(Proverbes 15, 3).
27 « Du haut du ciel, le Seigneur regarde toujours les enfants des hommes pour
voir s'il y a quelqu'un de sage et qui cherche Dieu » (Paume 13, 2).

28 Et les anges qui sont chargés de veiller sur nous présentent sans cesse tous nos
actes au Seigneur, jour et nuit.
29 Alors, frères, méfions-nous ! Comme le Prophète le dit dans un psaume, Dieu pourrait nous surprendre à un moment donné en train de tomber dans le péché et de
devenir de faux moines 1 (voir Psaume 13, 3). 30 Il est patient avec nous actuellement parce qu'il est bon, et il attend que nous devenions meilleurs. Mais, plus tard, il nous dira peut-être : « Voilà ce que tu as fait, et je n'ai rien dit ! » (Psaume 49, 21).
Par Ermite_belge - Publié dans : Spiritualité
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Samedi 23 février 2008


http://pagesperso-orange.fr/nvogel/Dossiers/PAQUES_NET.htm

" Pâques est le dimanche qui suit le quatorzième jour de la lune qui atteint cet âge au 21  mars ou immédiatement après "  est la règle fixée au concile de Nicée, en 325, qui détermine la date de Pâques aussi bien dans le calendrier orthodoxe que dans le calendrier chrétien occidental.
Nous connaissons mieux cette règle sous sa forme plus vague :
" Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps ".
Dans cet énoncé, il faut fixer le début du printemps au 21 mars, alors que pour l’astronome, il commence au moment de l’équinoxe, c’est-à dire lorsque la nuit et le jour ont la même durée. A l’époque du concile de Nicée, l’équinoxe se situait exactement le 21 mars, mais nous verrons que  par la suite, les deux dates se sont espacées.
D’autre part, il faut appeler pleine lune le quatorzième jour à partir de la date - théorique, comme nous le verrons plus loin - d'apparition du premier croissant de lune.
Alors, puisque la date de Pâques est fixée par la même règle, pourquoi celle des orthodoxes  (russes, par exemple) coïncide-t-elle rarement avec celle des catholiques et des protestants ?
Il y a à cela deux raisons.
La première est le décalage des dates des deux calendriers, l’occident ayant introduit une réforme pour mieux suivre le soleil.
La seconde est due à la lune. Aucun des deux calendriers ne se base sur les phases véritables de la lune, mais chacun utilise une lune fictive différente.
 
2 . Le 21 mars ne tombe pas le même jour dans les deux calendriers.
La date de Pâques des orthodoxes est calculée avec le calendrier julien, alors que le calendrier  occidental est le calendrier grégorien.
Le calendrier julien a été imposé par Jules César en l’an 708 de Rome, donc en 45 avant JC.
C’est l’ancêtre du calendrier civil international actuel, qui est le calendrier grégorien, du nom du  pape Grégoire XIII qui décréta son adoption dans le monde catholique romain en 1582.
Il fut ensuite appliqué dans les autres pays à partir de dates très diverses.
La différence essentielle entre les deux calendriers est la définition des années bissextiles : dans  le calendrier julien, toute année divisible par 4 est bissextile ; dans le calendrier grégorien, les  années séculaires ne sont bissextiles que si elles sont divisibles par 400. (Ainsi 1700, 1800 et 1900 ne sont pas bissextiles, 1600 et 2000 le sont.)
La raison de cette réforme est que l’année solaire - durée qui sépare deux équinoxes de printemps - a environ 365,2422 jours, alors que l’année julienne a en moyenne 365,25 jours. (L'année grégorienne est plus proche de l'année solaire avec 365,2425 jours.)
Un écart de 0,0078 jour par an est minime, mais en 400 ans, cela donne quand même 0,0078 x 400  soit 3,12 jours...
Le calendrier julien retarde donc d’environ 3 jours tous les 4 siècles par rapport au soleil.
Par conséquent, l’équinoxe de printemps arrivait de plus en plus tôt dans le calendrier julien.
Lorsque Rome adopta le calendrier grégorien en 1582, on décida de rattraper 10 jours de retard sur le soleil, en passant sans transition du jeudi 4 octobre au vendredi 15 octobre 1582. Cela eut aussi pour conséquence de décaler les calendriers julien et grégorien de 10 jours à cette date. Le décalage a augmenté d’un jour en 1700, en 1800 et en 1900. De 1901 à 2099, le calendrier julien est donc en retard de 13 jours sur le calendrier grégorien.
C’est pourquoi, le jour où les Russes ont adopté le calendrier grégorien en 1918, ils sont passés directement du mercredi 31 janvier au jeudi 14 février 1918 et la révolution d’octobre qui a commencé le 24 octobre 1917 julien est fêtée le 6 novembre grégorien.
Mais les églises orthodoxes ont conservé le calendrier julien pour fixer toutes ou certaines de leurs fêtes.
Les orthodoxes grecs par exemple utilisent le calendrier grégorien pour les fêtes à dates fixes  (comme Noël) et le calendrier julien pour les fêtes à dates mobiles (Pâques par exemple).
Les orthodoxes russes ont conservé le calendrier julien pour toutes leurs fêtes.
Cela explique que la fête de Noël russe, qui a lieu le 25 décembre julien, tombe actuellement le 7  janvier de notre calendrier grégorien.
Enfin le 21 mars julien, donc le " printemps " orthodoxe, correspond actuellement au 3 avril du  calendrier grégorien.
C’est ainsi que s’explique qu’en 1997, les occidentaux ont fêté Pâques le 30 mars et les orthodoxes le 27 avril. La première pleine lune du " printemps " grégorien a eu lieu dans la semaine précédant le dimanche 30 mars qui fut donc le jour de Pâques occidental.
Comme c'était avant le "printemps" julien (21 mars julien / 3 avril grégorien), les orthodoxes ont attendu la pleine lune suivante, pour fêter Pâques le dimanche 27 avril grégorien.
Mais cela ne permet pas d’expliquer les décalages d’une semaine comme en 1998, 1999 ou 2003.
En 1998 par exemple, le jour de Pâques grégorien tomba le 12 avril et le jour de Pâques julien une semaine plus tard. Or une pleine lune située dans la semaine précédant le 12 avril est la première pleine lune après le 21 mars grégorien et après le 21 mars julien.
Donc les deux fêtes de Pâques auraient coïncidé si les deux calendriers ne se distinguaient que par la date du printemps.

3 . Chaque calendrier utilise une lune fictive différente.

Comme on ne veut pas attendre d’observer le nouveau croissant de lune chaque printemps, il faut  déterminer sa date par des calculs. Le calendrier fictif obtenu est appelé comput.

a . La lune du calendrier julien

Une lunaison - durée moyenne séparant deux nouvelles lunes - a une durée d’environ 29,53 jours.
Cela permet de vérifier la découverte du grec Méton d’Athènes en 433 avant JC :
235 lunaisons correspondent assez précisément à 19 années solaires, puisque la durée moyenne
d’une année solaire est d’environ 365,24 jours et que 235 x 29,53 = 6939,55 est très proche de 19 x  365,24 = 6939,56 .
Vers 532, les travaux du moine Denys le Petit aboutirent au calcul d’une lune fictive julienne utilisant le cycle de Méton.
Dans ce comput, les dates débutant les 235 lunaisons ont été fixées à l’intérieur d’un cycle de 19 années. Pour cela, on a alterné autant que possible, de manière théorique, des lunaisons de 29 jours et de 30 jours. Les années bissextiles perturbent un peu cette alternance en introduisant des lunaisons théoriques de 31 jours ou des successions de lunaisons de 30 jours.
Au bout de 19 ans, on recommence le cycle. Les phases de la lune d’une année donnée sont donc déterminées par sa position dans le cycle de 19 ans. Le rang d’une année dans ce cycle est appelé " nombre d’or ". Par exemple, le nombre d’or des années 1995 et 2014 est 1, celui de 1994 et 2013 est 19.
Au début de son application, cette méthode donnait pour la lune des dates fictives assez proches des dates réelles.
Cependant, ce cycle lunaire julien de 19 années dure en moyenne 1 h 29 mn de plus que les 235
lunaisons vraies d’une telle période. C'est peu, mais au bout de trois siècles on obtient quand même
un retard d’un jour du comput julien sur la lune réelle.
Comme ce comput a bientôt 1500 ans, la lune julienne a actuellement 4 à 5 jours de retard sur la lune réelle.
Le calendrier julien retarde donc par rapport au soleil et à la lune !

Pour en savoir plus, lire " Jean LEFORT - La saga des calendriers - Bibliothèque Pour La Science ".

Par Ermite_belge - Publié dans : Histoire
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Lundi 18 février 2008

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Le philosophe de l’infini…

 

Giordano Bruno est le plus grand penseur du 16e siècle qui a ouvert les esprits de son temps sur des visions très déstabilisantes. Cosmologue avant tout, il tente de penser et de comprendre l’univers physique autant du point de vue astronomique que philosophique. Appuyé sur Copernic pour l’astronomie, sa vision du monde s’inspire de la mystique de Plotin ("Toute philosophie est une recherche du premier principe") et de Nicolas de Cuse (" Les contraires coïncident : le minimum est identique au maximum "). Pour Bruno, il n’y a plus de fixité dans l’Univers, annonçant en cela la relativité d' Einstein; il voit l’Univers matériel comme le monde spirituel déployé, " expliqué ", alors que le monde divin est caché, " implié ", préfigurant déjà la vision de David Bohm; il conçoit la matière comme divine, à la façon de Teilhard de Chardin. (C’est ce que l’orthodoxie religieuse appelle le panthéisme, pour qui tout est Dieu et Dieu est tout.) Cependant, il ne trempe pas dans l’exploration physique à la façon de Galilée, puisque pour lui la vérité est déduite à partir de principes intellectuels. En cela, sa méthode de vérification appartient à la scolastique médiévale, alors que ses idées sont modernes par leur liberté, leur grandeur et leur audace. Pour Bruno, Dieu et l’Univers sont deux aspects de la même et seule réalité qui est la Substance " originaire et universelle, identique pour tout " et pénétrant toute matière. Le monde est donc un. Et cet être unique et éternel se manifeste par des apparences fugitives et diverses. (C’est ce qu’on appelle le monisme, en philosophie). La matière/Dieu est une potentialité infinie. Ainsi, l’Être, la Nature, Dieu, la matière sont une seule et même chose. Il n’y a pas d’artisan extérieur ou au-dessus, toutes choses sont mues par une âme qui vivifie les êtres de l’intérieur et qui contrôle leur nature, leur spontanéité, leur vie. Pour Bruno, l’intuition de l’infini ne peut vraiment pas être explicitée, elle est proprement impensable, C’est même son impensabilité qui justifie l’idée de l’infini. Somme toute, l’infini est le thème central de sa philosophie. Et dans un univers infini, tous les points de l’espace sont équivalents : il n’existe ni lieux privilégiés, ni directions, ni qualités absolues. En cela, Giordano Bruno était un Einstein de la renaissance. Son testament philosophique est le De immenso et innumerabilibus, écrit en 1591.

 

 

 

2005

 

"Giordano Bruno, le héros et l'infini"

 

sur le site des Vendredis de la philo : www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vendredis/index.php

 

"Giordano Bruno est deux fois la victime de ses bourreaux.

 

En le brûlant en place publique, après huit ans d'emprisonnement, le 17 février 1600, et après avoir introduit dans sa bouche un petit appareil métallique qui entravait sa langue et l'empêchait de se faire comprendre de la foule, l'Eglise a fait du philosophe un martyr, une icône, un symbole. Un homme dont on parle avec bienveillance, mais qu'on se dispense de lire, comme si l'oeuvre était tout entière concentrée dans le supplice. Comme s'il suffisait, en somme, de le plaindre pour le connaître et le décrire comme un second Socrate. Exit le lecteur éclectique, le cosmographe hypermnésique au style foisonnant ! Giordano Bruno, victime idéale de ce que les hommes ont de plus bête, est devenu, par sa mort, le philosophe qu'on admire trop pour le lire. C'est peu dire que « l'académicien de nulle Académie » - comme il se présente - mérite beaucoup mieux que ce culte commode".

 

Certes, dès son entrée, à dix-sept ans, dans l'ordre des dominicains, Bruno refuse le culte des Saints, doute de la pureté de la vierge, et porte un crucifix sans le Christ. Certes, avant d'y passer, Bruno est déjà une tête brûlée qui déclare aux inquisiteurs de Venise ne s'être jamais préoccupé « de ce que la foi nous commande d'admettre ». Mais ce qu'il découvre est bien plus vaste que ses juges imbéciles et Dieu n'est pas, loin s'en faut, aux antipodes de Bruno. Son système est également un antidote aux demi habiles qui réduisent l'intelligence au combat contre les monothéismes, et voudraient bien, eux aussi, que l'Eglise les déteste un peu... Dieu sait si, à la différence des bouffeurs de curé, Bruno le défroqué n'avait aucun besoin d'être immolé pour être immortel.

 

Il est - archaïque et moderne - l'héritier des poètes latins mais le successeur de Copernic, l'aïeul - ou l'alter ego - de Spinoza, comme le descendant de Plotin. Il aime Ovide autant que la Bible, tout en étant celui qui casse le ciel et sa voûte, pour lui donner les dimensions de l'univers. À tous ceux qui, confondant le pouvoir et la puissance, situent Dieu hors du monde comme une cause abstraite, Bruno répond, en substance, que Dieu n'est pas ailleurs et que, du coup, l'homme n'est pas grand-chose ; qu'il est « indigne de la bonté et de la puissance divines qu'(.) elle se contentât de produire un monde fini. », que « Dieu ne peut être autre qu'il n'est (.), ne peut vouloir autre chose que ce qu'il veut ; et de toute nécessité, ne peut faire autre chose que ce qu'il fait. » Le monde selon Bruno est si vaste qu'il n'a plus de centre et que rien ne l'excède. Il y a une infinité de mondes dans le ciel, mais on ne peut plus couper le monde en deux ; tout ne fait plus qu'un chez ce philosophe à sang chaud : le sensible et l'intelligible, la matière et la forme, l'acte et la puissance, l'oil et la lumière. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme : « Ne voyez-vous pas, dit-il, par vous-même que ce qui était semence devient herbe, et que ce qui était herbe devient épi, ce qui était épi devient pain, ce qui était pain devient sang, le sang semence, la semence embryon, l'embryon homme, l'homme cadavre, le cadavre terre, la terre pierre ou autre chose, et ainsi de suite, pour en arriver à revêtir toutes les formes naturelles ? » Dans ce matérialisme enchanté, la mort n'est plus un terme, mais une transformation : tout être se transmet en un autre, au fil sans rupture d'un processus incessant. Giordano Bruno, le nomade à la vie picaresque, pour qui « les philosophes sont d'une certaine manière des peintres et des poètes » préfère la métamorphose à la création, et se sert, surtout, de l'infini pour dissuader de chercher un au-delà. D'ailleurs : « vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à l'accepter » lance-t-il à la face de ses bourreaux, juste après lecture de sa condamnation au bûcher, conscient que les imprécateurs, si haineux soient-ils, ne changeront pas le cours du monde avec un autodafé. Mais, en matière d'argument ontologique, un bûcher vaut tous les syllogismes. Et après tout, quelle meilleure preuve de l'existence d'un Dieu transcendant, que les crimes commis par les hommes en son nom ?

 

Avec des lectures de textes par les comédiens Anne Brissier et Georges Claisse

 

  Cynthia Fleury Dialoguer avec l'Orient PUF (2003)

 

L'auteur tente de renouer le dialogue entre l'Occident et l'Orient qui existait à la Renaissance. Dressant d'abord un état des lieux des idéologies qui définissent les relations entre les deux souvent en terme de choc de civilisations, l'auteur replonge ensuite dans les débats philosophiques de la Renaissance pour penser autrement la carte d'un monde qui serait scindé en deux bloc

 

Jochen Winter La création de l'infini : Giordano Bruno et la pensée cosmique Calmann-Lévy (2004) Introduction à la pensée du philosophe italien Giordano Bruno, brûlé vif en 1600 pour hérésie. Pour lui, le cosmos est une création actuelle et infinie, constamment animée par Dieu, et l'homme une créature héroïque et universelle. Il détruit ainsi non seulement le fondement intellectuel du monde médiéval, mais aussi le coeur même de la doctrine chrétienne.

 

Plusieurs sites sur internet. en français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Giordano_Bruno en italien : http://www.giordanobruno.info/ en allemand : http://www.philosophenlexikon.de/bruno.htm sur ce site, en anglais, http://www.historyguide.org/intellect/bruno.html les "héritiers" (au sens de Bourdieu) pourront lire le texte en latin : Cantus Circaeus : http://www.esotericarchives.com/bruno/circaeus.htm

Par Ermite_belge - Publié dans : Prophètes de nos temps - Communauté : Chrétiens progressistes
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Dimanche 17 février 2008
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"La Déclaration universelle des droits de l’homme contient une affirmation qui pourrait sembler ne rien avoir à faire là, car elle ne concerne pas directement la personne en soi, sujet de ces droits, mais une réalité sociale, à savoir la famille, première réalité sociale. Cette affirmation, la voici : « La famille est l’élément naturel et fondamental de la société, elle a droit à la protection de la société et de l’État » (art.16.3). Ces termes soulignent – particulièrement en précisant que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société » – que la famille appartient au patrimoine originel le plus sacré de l’humanité, de telle sorte que ce qui menace la famille menace en réalité l’homme. D’où l’on tire la conséquence que pour une sauvegarde et un soutien réels des droits de l’homme, il est nécessaire de respecter, sauvegarder et soutenir les droits de la famille. C’est ce que rappelait aussi Jean Paul II, le 19 mars 1994, en écrivant une Lettre aux chefs d’État du monde à propos de la Conférence internationale sur la population et le développement, qui allait se dérouler au Caire au mois de septembre suivant, lettre dans laquelle il souhaitait que l’Année internationale de la famille, que l’on célébrait alors, constituât « l’occasion privilégiée pour que la famille reçoive, de la part de la société et de l’État, la protection qui doit lui être garantie selon la Déclaration universelle. Ne pas le faire serait trahir les plus nobles idéaux des Nations Unies ».

Rappeler le caractère imprescriptible de la famille à propos des droits de l’homme se conçoit mieux si l’on envisage l’importance et le caractère central de la famille elle-même pour la personne et pour la société. La famille, avant tout, est importante et centrale par rapport à la personne : c’est en elle, par la procréation, que naît l’homme et que la société reçoit le don d’une personne nouvelle, fruit et signe, à son tour, du don réciproque et total entre les époux ; c’est en elle, par l’éducation, que croît l’homme en tant que personne, appelé de l’intimité de soi à la communion avec autrui et au don de soi aux autres ; elle est le lieu premier d’humanisation, où la personne, toute personne, est reconnue et aimée comme telle. La famille, en second lieu, est centrale et importante par rapport à la société ; elle est le fondement de la société, sa cellule primaire et originelle ; elle possède un devoir social original, irremplaçable et inaliénable ; du fait qu’en elle les rapports sont fondés sur l’amour et guidés par l’amour, la famille est une école fondamentale de sociabilité, exemple et stimulus des rapports communautaires plus larges, à l’enseigne du respect, de la justice, du dialogue, de l’amour. On peut et on doit aussi répéter, à cet égard, avec le concile Vatican II, que « le bien de la personne et de la société humaine et chrétienne est étroitement lié à une situation heureuse de la communauté conjugale et familiale » (Gaudium et spes, n. 47).

 

En d’autres termes, on peut dire – comme on peut le lire dans le Préambule de la Charte des droits de la famille publiée par le Saint-Siège le 22 octobre 1983 – que « les droits de la personne, même exprimés en tant que droits de l’individu, ont une dimension sociale fondamentale, qui trouve dans la famille son expression native et vitale » et que « la famille et la société, qui sont mutuellement liées par des liens vitaux et organiques, ont une fonction complémentaire dans la défense et le progrès du bien de l’humanité et de toute personne ».

 

Il en découle que la société, et en elle les États, est appelée à reconnaître la dimension sociale native, originelle et antérieure de la famille. Ne pas le faire serait une attitude « suicidaire » pour la société elle-même et, plus encore, « homicide » à l’égard de chaque personne, de sa dignité et de ses droits. De ce fait, dans la logique du principe de subsidiarité, la société et les États ne peuvent ni absorber, ni remplacer, ni réduire la dimension sociale de la famille même ; ils doivent plutôt se sentir responsables face à la famille, l’aider et la stimuler à vivre ses responsabilités pour le bien de la personne et de la société. Comme l’écrit Jean Paul II dans Familiaris consortio, « la famille et la société ont certainement une fonction complémentaire dans la défense et la promotion du bien de tous les hommes et de tout homme. Mais la société et plus spécifiquement l’État doivent reconnaître que la famille est “ une société qui jouit d’un droit propre et primordial ” (Dignitatis humanæ, n. 5), et donc, dans leurs relations avec la famille, sont fortement obligés d’appliquer le principe de subsidiarité. En vertu de ce principe, l’État ne peut ni ne doit retirer aux familles les devoirs qu’elles peuvent tout aussi bien accomplir seules ou librement associées, mais doit favoriser positivement et solliciter au maximum l’initiative responsable des familles. Convaincues que le bien de la famille constitue une valeur indispensable et incessible de la communauté civile, les autorités publiques doivent faire leur possible pour assurer aux familles toutes les aides – économiques, sociales, éducatives, politiques, culturelles – dont elles ont besoin pour assumer de manière humaine toutes leurs responsabilités »
(n. 45).

 

Il est donc urgent de reconnaître, sauvegarder et soutenir les droits propres et primordiaux de la famille, exprimés dans la conscience de l’être humain et dans les valeurs communes à l’humanité entière. Ils sont ainsi énumérés et précisés dans la Charte des droits de la famille que nous avons déjà citée : 1) le droit de toute personne au libre choix de son mode de vie ; 2) le droit à un mariage libre, c’est-à-dire contracté en vertu du consentement libre et total des époux dûment exprimé ; 3) le droit à la procréation responsable ; 4) le droit-devoir de respecter et protéger la vie humaine de manière absolue dès l’instant de la conception ; 5) le droit d’éduquer ses enfants dans le libre choix des écoles et des différents moyens d’éducation ; 6) le droit d’exister et de progresser en tant que famille, garantie dans son unité et de sa stabilité ; 7) le droit à la liberté religieuse ; 8) le droit d’exercer sa fonction sociale et politique ; 9) le droit de pouvoir compter sur une politique familiale appropriée de la part des autorités publiques ; 10) le droit à une organisation du travail qui ne détruise pas la famille ; 11) le droit à une habitation décente ; 12) le droit des familles migrantes à la même protection que celle accordée aux autres familles.

 

Il s’agit certainement, entre autres, de trouver les voies et les procédures concrètes pour donner à ces droits une traduction juridico-législative toujours plus précise et rigoureuse et, avant cela, pour en faire un véritable point de référence dans l’élaboration des législations et des politiques de la famille. Le fait qu’en décrivant ces droits la Charte renvoie, entre les sources et les références, au moins neuf fois à la Déclaration universelle des droits de l’homme – ainsi qu’à la Déclaration des droits de l’enfant, la Convention internationale sur les droits civils et politiques, la Convention internationale sur les devoirs économiques, sociaux et culturels, la Charte sociale européenne – peut être de bon augure pour que les droits de la famille soient reconnus universellement, au-delà des divergences religieuses, sociales, juridiques et culturelles.
Je voudrais pour ma part mettre en lumière certaines conditions qui peuvent représenter les prémisses indispensables à la reconnaissance, à la sauvegarde et au soutien de ces droits de la famille.

 

Il est urgent, avant tout, de mettre en œuvre une action culturelle complète et profonde, comprenant aussi les « coutumes », et donc les modes de vie, et pas seulement les manières de pensée. Il est nécessaire, surtout dans une situation pluraliste et complexe comme la nôtre, d’opérer un soutien des mentalités et des sentiments communs qui puisse, par de bonnes raisons et des exemples persuasifs, convaincre de l’importance et de la valeur de la famille. Il s’agit, par exemple, de s’acheminer vers une mentalité qui, recouvrant l’éthique de la liberté et du don, considère la famille non pas comme une relation générique, mais comme une réalité qui, de par sa nature, requiert un pacte entre un homme et une femme, sur la base d’un choix libre et réciproque, et une relation génératrice, au moins en tant que projet. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de donner vie à une authentique médiation anthropo-éthique, d’atteindre un consensus social quant au modèle de la bonne famille.


Toujours d’un point de vue culturel, il est indispensable de reconnaître, respecter, sauvegarder, valoriser et soutenir l’identité de la famille comme société naturelle fondée sur le mariage. Ceci est d’autant plus nécessaire et urgent aujourd’hui, dans un contexte où bien souvent c’est l’idée même de famille qui est discutée et dénaturée. Il s’agit donc de tracer une ligne de démarcation aussi nette que possible entre la famille proprement dite et les autres vies communes – plus ou moins stables et diversement motivées – qui ne peuvent mériter, de par leur nature, ni le nom ni le statut de famille, et de lui réserver une sauvegarde spécifique et une voie préférentielle dans les interventions sociales et de solidarité, afin de la mettre en condition d’exercer efficacement ses fonctions propres.

 

"Il faut, en outre, redécouvrir et soutenir la subjectivité de la société civile. C’est-à-dire qu’il s’agit d’encourager et de soutenir la « responsabilité » des personnes, seules ou associées, pour qu’elles « construisent » la société sous ses formes les plus diverses. Toutefois, il importe de fuir toute exaltation naïve ou simpliste, toute surévaluation ironique de cette même société civile. Il est vrai, en fait, qu’elle est le lieu unique dans lequel les valeurs puissent être cultivées. Mais cela ne se produit pas automatiquement. Même la société civile est soumise à des dynamiques négatives de destruction des valeurs. Il s’agit alors d’opérer également à ce niveau pour une « récupération de moralité » qui franchisse l’éthos courant. A ce propos, il est nécessaire et urgent de retourner aux valeurs, et on ne peut permettre, au nom d’une fausse et présumée « laïcité », de transformer les « valeurs » en simples « goûts » ; il est nécessaire et urgent de laisser libre cours à la volonté et à la capacité de penser et de projeter (culturellement et politiquement) le modèle de la bonne société ou du bien commun. Dans ce cadre – à partir de la compréhension de la réalité sociale effective et, inséparablement, du partage des valeurs morales –, on réussira à déterminer aussi le modèle de la bonne famille et l’on pourra réaliser cette profonde opération culturelle à laquelle nous venons de faire allusion.

 

Il faut ensuite préserver la subjectivité sociale de la famille en tant que telle. Ce qui signifie reconnaître effectivement que la famille est la cellule originelle de la société, titulaire et source de droits inaliénables et, comme telle, reconnue dans son identité, acceptée dans sa subjectivité et dans ses droits de citoyenneté et sauvegardée selon le principe de subsidiarité. Il s’agit, par conséquent, d’appliquer avec courage et clairvoyance ce principe, par exemple, aux problèmes de la maison, à la liberté dans la transmission de la vie, à l’organisation du travail et aux rapports entre temps de travail et temps de la famille, aux questions d’éducation. Tout cela, par ailleurs, interpelle et responsabilise non seulement la société, les institutions et les États, mais aussi les familles elles-mêmes, qui doivent avant tout être conscientes de leur subjectivité et s’engager à la vivre.


Enfin et surtout, il faut reconnaître que la famille constitue, en quelque sorte, le carrefour où se rencontrent, se mesurent, se décident et se construisent les rapports interpersonnels les plus divers. Il faut, en d’autres termes, dépasser une vision purement individualiste de la réalité et s’habituer à considérer les réflexes et les possibles implications familiales de tous les problèmes de la personne et de la société. Il s’agit, en fait, de récupérer et développer avec force et décision la dimension sociale propre et inaliénable de la famille et la dimension familiale de tous les problèmes de l’individu et de la société.
 
Il s’ensuit, en conclusion, que droits de la famille et droits de l’homme iront de pair, grâce à un entrelacement inextricable et profitable, grâce à un renvoi réciproque, qui permettront un soutien plus réel de la dignité de chaque personne et une vie sociale plus juste et meilleure."
Par Ermite_belge - Publié dans : Réflexions
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Mardi 5 février 2008
L'icône que j'aime beaucoup est celle de la trinité de Roublev, une vraie merveille.



           L'ICÔNE DE LA TRINITÉ

   L’icône dite « de la Trinité, » parfois appelée aussi « l’icône des trois Anges, » de l’iconographe russe André Roublev est une des icônes les plus célèbres de tous les temps. Elle est du type d’icône nommé « l’hospitalité d’Abraham. » Depuis les premiers siècles du christianisme, le récit biblique de la visite de trois étrangers à Abraham et Sara (Genèse 18, 1-22 ; voir ici-bas) a été interprété comme une manifestation de la Sainte Trinité. Déjà au IVe siècle, l’historien de l’Église Eusèbe de Césarée écrivait qu’il existait depuis les anciens temps une image de la Sainte Trinité, sous l’apparence de trois anges, à l’endroit même où les trois étrangers sont apparus à Abraham. Les Pères ont compris cet événement soit comme une manifestation, même indirecte, de la Trinité, soit comme une manifestation du Fils de Dieu, accompagné de deux anges. Bien avant Roublev, il existait des représentations iconographiques de cette scène, avec Abraham et Sara qui servent les anges et souvent un serviteur en train de tuer un agneau pour le repas.

   Le génie de Roublev a été d’utilisé le thème de l’hospitalité d’Abraham pour en faire une icône d’une grande beauté et qualité artistique qui évoque le mystère de la Sainte Trinité, ainsi que ceux de l’Incarnation du Fils de Dieu et de la Rédemption. L’icône dégage un sentiment de paix, de sérénité, d’harmonie, qui se transmet au spectateur. Mais l’icône de Roublev n’est pas une « représentation » de la Trinité - ce qui d’ailleurs n’est pas possible et est contraire aux canons iconographiques de l’Église orthodoxe. Les éléments historiques du récit biblique sont réduits au strict minimum - Abraham et Sara ne figurent pas sur l’icône de Roublev – et ceux qui restent, par exemple la maison d’Abraham, le chêne de Mambré et le rocher, contribuent à approfondir l’enseignement de l’icône sur la Trinité, l’Incarnation et la Rédemption.
Il existe beaucoup de reproductions de l’icône de la Trinité et les couleurs sont parfois très différentes d’une reproduction à l’autre. Nous avons utilisé comme source principale des images de l’icône la reproduction qui figure dans le livre de Léonide Ouspensky et Vladimir Lossky, The Meaning of Icons, publié par le St. Vladimir’s Seminary Press à New York en 1983 (ce livre n’existe qu’en anglais et en allemand).

www.pagesorthodoxes.net/trinite/trinite2.htm




rublev_trinite.jpg

Par Ermite_du_temple - Publié dans : Spiritualité
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Mardi 5 février 2008
-Choix du bois à la scierie :hêtre,chêne,tilleul etc.…( un bois non résineux et non huileux )

-Passage chez le menuisier pour raboter, aligner…

Préparation de la planche

a- ponçage

b- encollage avec un mélange de colle de peau de lapin et d’eau

c- pose d’une toile fine à la colle de peau

d- préparation d’un enduit( levkas) avec de la colle de peau, du blanc de Meudon, de l’eau, un peu d’alcool et quelques gouttes d’huile de lin…Le tout se fait dans un récipient au bain marie.

e- encollage de la planche avec ce mélange. L’on passe  8 à 15 couches selon la superficie de la planche,  en diminuant au fur et à mesure la quantité de colle par rapport à l’eau et au blanc de Meudon ( c’est à dire que le mélange est de plus en plus « maigre » ).Entre chaque couche, on attend  ½ heure à 1 heure.

f- Lorsque la planche est complètement sèche, le ponçage peut commencer. On utilise pour cela du papier de verre « à l’eau » : 180,240,320,400 et 600 pour finir…L’enduit (levkas) doit être aussi lisse que de la faïence.


Réalisation du dessin et de la mise en couleur

a- selon le degré de connaissance des structures de l’icône et de l’habileté de l’iconographe, le dessin se fait à main levée sur un calque ou bien est simplement décalqué. Il est retranscrit au poncif sur la planche préparée…

b-l’iconographe ( après la préparation requise pour la pratique de l’art sacré ), commence à appliquer les couleurs ( mélange de pigments, de jaune d’œuf, d’eau et d’un peu de vinaigre s’il doit conserver cette préparation plus d’un jour ) en  couvrant les principales parties avec les teintes les plus sombres (2, 3 ou 4 couches selon le pouvoir colorant des pigments ou de la transparence désirée ).

c-puis s’ébauchent les premières « lumières »…sur lesquelles viennent se poser de nombreuses couches successives transparentes,15 à 16,( cela est le cas notamment pour les carnations ) des lumières toujours plus accentuées.

d- par de petits traits fins blanc-cassé ( ultimes lumières ) placés aux endroits appropriés, on achève ainsi la réalisation des vêtements, des carnations et des paysages, éventuellement..

e- l’or est posé soit avant soit après tout le processus décrit en b, c et d …

f- les contours en traits foncés sont alors appliqués .

g- l’auréole est tracée au compas et au pinceau .

h- puis les Noms, qui finissent de « personnifier » l’icône et les bords, généralement peints en rouge foncé ou oxyde .

i- après un temps de séchage d’au moins un mois, l’icône est vernie à la gomme laque( 8 à 9 couches), et matifiée à la laine d’acier extra-fine .



Le dos de l’icône est teinté et verni. Un certificat d’authenticité y est collé, indiquant entre autre l’année de la réalisation.


http://perso.orange.fr/richard.serene/index.htm
Par Ermite_du_temple - Publié dans : Spiritualité
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Lundi 4 février 2008
Un très beau témoignage rendu à un homme engagé dans un franc dialogue œcuménique : Serguei Averintsev, orthodoxe et membre de l'Académie pontificale des Sciences sociales.

«Être sûr de soi et de son succès, c'est répugnant et stupide; être paralysé par le danger de l'insuccès, c'est une marque de lâcheté; passer du désir de succès à la peur de l'échec, c'est vain et mesquin; ne pas se soucier de l'avenir, c'est la mort. La noblesse de l'âme et la joie, c'est de passer au-delà des frontières de ces quatre variantes, de marcher allègrement dans l'obscurité, d'investir avec un sérieux absolu, "comme les enfants innocents dans le jeu", toutes ses forces, tout en restant libre par rapport à l'issue, pleinement prêt à échouer ou à être ridiculisé… »

Lire l'article : www.30giorni.it/fr/articolo.asp
Par Ermite_du_temple - Publié dans : Prophètes de nos temps
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Lundi 4 février 2008
iveron.JPG


Au temps de l'hérésie iconoclaste, une pieuse veuve de Nicée jeta à la mer une merveilleuse Icône de la Mère de Dieu, afin qu'elle échappât à la destruction. Bien des années plus tard, au Xle siècle, les moines du Monastère d'Iviron virent pendant plusieurs jours une immense colonne de feu s'élever de la mer vers le ciel, au-dessus de la Sainte Icône qui flottait debout sur les flots. Mais chaque fois que l'un d'eux cherchait à s'en approcher, l'Icône s'éloignait.

Le Vénérable GABRIEL l'IBERE

St Gabriel Ibère qui recueillit l'icône de la Portaïtissa
A cette époque vivait à Iviron un Saint moine géorgien, nommé Gabriel,qui en période d'été allait vivre dans la montagne proche du Monastère. Il était vêtu d'une tunique de poil et ne se nourrissait que d'herbes, mais son aspect était celui d'un ange. La Mère de Dieu lui apparut et lui ordonna de se rendre sur le rivage pour y recueillir Son Icône.
Tous les moines réunis virent alors avec stupéfaction Gabriel marcher avec assurance sur les flots, comme sur la terre ferme, recueillir l'Icône dans ses bras et la ramener sur la berge, où elle fut acueillie avec des hymnes d'actions de grâces et déposée ensuite dans le Catholicon du Monastère.
Le lendemain matin, au moment d'allumer les veilleuses pour l'office, le sacristain constata que l'Icône avait disparu. Après bien des recherches
on la découvrit au-dessus de la porte d'entrée du Monastère. Ramenée dans le Sanctuaire, elle alla à plusieurs reprises se replacer d'ellemême au-dessus de la porte. Finalement la Mère de Dieu apparut à Gabriel et lui demanda de faire savoir aux frères qu'Elle ne désirait pas être gardée et protégée par eux, mais qu'Elle était venue, Elle, pour les préserver de tout danger, dans cette vie comme dans la vie future, conformément à la grâce qu'elle avait acquise de Son Fils quand Elle lui avait demandé que la Sainte Montagne lui soit accordée pour devenir Son "Jardin".
Depuis lors la "Portaïtissa" (Gardienne de la porte) est vénérée dans une chapelle construite spécialement à l'entrée du Monastère. Cette icône a accompli un si grand nombre de miracles, tant pour la protection d'Iviron et de la Sainte Montagne en temps de périls, que pour l'ensemble du peuple (1), qu'Elle est à juste titre considérée comme l'Icône par excellence de la Mère de Dieu miséricordieuse (2).
L’icône de la « Portaïtissa a été également entourée, au long des siècles, d’une grande dévotion de la part du peuple russe. Elle était vénérée à l’égal de la Vierge de Smolensk.
Dès le XIe siècle, des pèlerins russes, revenant du Mont Athos, avaient ramenés chez eux des reproductions de la « Portaïtissa » d’Iviron. Des centaines d’entre elles auraient été, d’après le Patriarcat de Moscou – qui en possède d’ailleurs une- miraculeuses, à l’origine, notamment, de beaucoup de guérisons.
José Munoz, un iconographe ermite qui habitait dans un quartier pauvre de Montréal, a reçu le 2 juillet 1981 de la part d'un moine orthodoxe du Mont Athos, une icône de Marie, Porte du Ciel.
Quelques mois plus tard, soit le 21 novembre, en la Fête de la Présentation de Marie, un fait insolite se produisit sur l'icône.
De manière très précise, une huile soudaine et fort parfumée s'écoulait lentement de l'étoile, symbolisant l'Esprit-Saint, sur l'épaule droite de Marie, ainsi que des deux mains de la Vierge et de la main droite de l'Enfant Jésus.
Depuis ce jour, l'Icône n'a jamais cessé d'exsuder cette huile parfumée.
Quelques temps après cette manifestation extraordinaire, André Rostworowski, cinéaste de Montréal, a pris une vingtaine de photos de cette Icône qui suintait abondamment. Il la posa sur le balcon dehors, afin de ne pas utiliser le flash qui aurait pu donner des reflets. Sur l'une des photos au développement, nous avons aperçu la trace d'huile qui avait la forme d'un chapelet, que Marie tenait dans sa main droite.
C'est donc cette photo qui a été reproduite en centaines de milliers d'exemplaires. Elle est maintenant connue dans le monde entier.
Le 31 octobre 1997, Jose Munoz, à qui appartenait l'Icône, a été assassiné à Athènes.
Depuis ce temps l'Icône originale de Marie, Porte du Ciel n'a jamais été retrouvée, nous ne savons donc pas où elle se trouve actuellement. Mais par les reproductions de l'icône, Marie continue de se manifester dans le monde entier, pour nous assurer de la présence de son coeur maternel.
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1). Le peuple russe vénère tout particulièrement sa copie exposée à
Moscou, laquelle a accompli également de nombreux miracles.
2). La Synaxe de cette Icône est célébrée localement le Mardi du Renouveau, et trois fois par an, elle est conduite sollennellement en procession de sa chapelle au Catholicon du Monastère. Cf. aussi la commémoration de l'Axion Estin, au 11 juin.


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Consécration à Jésus par Marie

Je vous choisis, aujourd'hui, ô Marie,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions
passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit
de disposer de moi
et de tout ce qui m'appartient,
sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande gloire de Dieu,
dans le temps et l'éternité.


Par Ermite_du_temple - Publié dans : Cheminer et approfondir - Communauté : Chrétiens
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Lundi 4 février 2008

 


 

 


 

 

saint Bruno

Fraternité de la Nouvelle Jérusalem  

Il s'agitd'une communauté contemplative s'inspirant du charisme de saint Bruno, qui allie une part importante de vie solitaire (prière, travail, …) avec une part de vie communautaire.

La communauté est composée de frères et de sœurs engagés dans le célibat pour le Royaume, la pauvreté et l'obéissance.

« Au centre de notre vocation se trouve la virginité spirituelle, expression d'un unique amour. Elle est en nous un don reçu et à recevoir comme un patient travail de la grâce et de notre liberté »

(Statuts de la communauté)

La Fraternité de laNouvelle Jérusalem est une nouvelle communauté, née à Louvain-la-Neuve (Belgique) le 6 octobre 1989.





 




 

 

 


 

 

 
Par Ermite_du_temple - Publié dans : Communautés
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Jeudi 31 janvier 2008
1. Rien qu'aujourd'hui, j'essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.

2. Rien qu'aujourd'hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d'agir de manière courtoise, je ne critiquerai personne et ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.

3. Aujourd'hui je serai heureux, rien qu'aujourd'hui, sur la certitude d'avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l'autre monde, mais également dans celui-ci.

4. Rien qu'aujourd'hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l'âme.

5. Rien qu'aujourd'hui, je ferai une bonne action et n'en parlerai à personne.

6. Rien qu'aujourd'hui, j'accomplirai au moins une chose que je n'ai pas du tout envie de faire, et si on m'offense, je ne le manifesterai pas.

7. Rien qu'aujourd'hui, j'établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m'en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l'indécision.

8. Rien qu'aujourd'hui, je me plierai aux circonstances sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.

9. Rien qu'aujourd'hui, je crois fermement - même si les circonstances attestent le contraire - que la Providence de Dieu s'occupe de moi comme si rien d'autre n'existait au monde.

10. Rien qu'aujourd'hui, je n'aurai aucune crainte. Et tout particulièrement, je n'aurai pas peur d'apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.
Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Prière du Bienheureux Jean XXIII, pape du concile Vatican II
 
Par Ermite_du_temple - Publié dans : Prières
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